Mon actualité – Isalan

  • Un nouvel ouvrage sur la littérature orale kabyle – Tisula :




Un grain sur le toit  – Aâqqa af ssqef - Enigmes et sagesses berbères de Kabylie – Aux éditions L’HARMATTAN.

Livre paru en avril 2012 – 430 pages – 35 euros.


Autres ouvrages à paraître :

1 ◊  Mythes et pensée dans la Kabylie ancienne – Tamezrit n tmurt taqbaylit taqburt.

Comme son titre l’indique, j’ai mis l’accent sur les croyances anté-islamiques des Kabyles et notamment leur attachement à la nature et au monde cosmique. Les Anciens croyaient ainsi que le premier homme "Berber Premier" (Berber Amezwaru) a été créé par le "Souverain Suprême" (Agellid Ameqqwran) du Frêne, arbre cosmique, premier arbre de la création, selon les Anciens. Taslent, tel est le nom du frêne en kabyle (rappelons que les noms des arbres sont tous au féminin : comme l’écrivait à juste titre le chantre de la culture amazighe, feu Mouloud Mammeri). Soit dit en passant, revenons à cette croyance de nos ancêtres :  Comme il fallait nécessairement de l’eau pour que l’arbre continue de se développer et de vivre tout en contribuant à la vie du monde, le Souverain Suprême créa la première femme d’une perle de rosée. " La mère du monde", Yemma-s n ddunnit que beaucoup confondent avec Settoute.  Dans notre  mythologie, la mère du monde s’appelle  "Rosée du matin" (Nnda n Wesru) .

L’on comprend alors aisément que la femme soit porteuse de vie et que l’arbre (l’homme) ait besoin de l’eau (la femme) pour vivre et maintenir l’équilibre de la nature sur la terre. C’est l’un des mythes grâce auxquels  j’ai compris notre pensée et notre civilisation. Je leur dois notamment toute ma réflexion sur la langue comme étant la valeur au-dessus de toutes la valeur et sur les fondements d’une économie humaniste basée sur le respect de la terre et de l’homme : ce qu’on appelle aujourd’hui : "le développement durable" porté d’abord sur le respect de la nature, de l’environnement et de la terre, ce que les anciens Kabyles avaient appelé Tarwest.  Tarwest est la science de l’interdépendance entre tous les êtres vivants sur terre. Nos ancêtres ne vivaient pas dans l’opposition entre l’homme et la terre. Pour eux, la terre est sacrée  et l’homme doit y vivre en la considérant avec déférence et respect.

2 ◊ - Slimane Azem ou le combat d’un juste

Comme tous ceux qui regardent BRTV, j’avais consacré plusieurs émissions à ce premier maquisard de la chanson kabyle. On peut visionner d’ores et déjà l’introduction du livre et la dernière émission en sa mémoire avec mon ami Hafid Adnani qui était, tout comme moi, un passionné de Slimane Azem.

3 ◊  D’autres manuscrits sont en cours :

Vous saurez les titres et les sujets dont il traitent d’ici quelques mois. Quand le premier indiqué ci-dessus sortira. D’autres sont également dans mes tiroirs. J’espère qu’ils verront tous le jour pour donner une autre vision de notre langue et de notre culture malmenée ici et là depuis des siècles. Mon défi est de les  sortir du bourbier dans lequel l’ethnologie coloniale les avait mises.

  • La prochain émission de télévision dans laquelle je vais intervenir :

  • La prochaine émission de radio dans laquelle je vais intervenir :

  1.  25 octobre 2011 sur Radio Numidya 

  • La prochaine conférence dans laquelle je vais intervenir :

Semaine culturelle berbère du 02 au 08 avril 2012

Samedi 7 avril 2012 de 14h à 18h00
à la Bibliothèque Intercommunale Val de France
Place Victo HUGO – Villiers le Bel 95400

Téléphone : 01 34 04 17 70

    Pour plus d’information Site de la Communauté d’agglomération Val de France

-  Conférence sur la littérature orale kabyle :

Je vous parlerai de Tisula, de Timucuha, des Izran, de Tihgiwin, de Tastayin, de Tirkwellayin, de Tihjenjenatin, de Timjennatin et de beaucoup d’autres mots essentiels qui marquent la classification savante faite par les anciens Kabyles dans leur littérature orale. Une Littérature (avec un grand L) si riche et si surprenante !

Au cours du débat, ensemble nous nous pencherons sur les mots qui désignent cette littérature laquelle est sans aucun doute l’une des plus surprenantes par sa diversité et sa richesse.

- Débat et dédicace de mes ouvrages.

Venez nombreux pour que nous échangions sur notre langue et notre culture. Nous discuterons ensemble de ce trésor millénaire qu’il faut à tout prix sauvegarder car il y va aussi de notre propre survie à nous les Imaziγen. Venez et revivons ensemble, l’espace d’un moment, "L’assemblée culturelle de la république kabyle" (Agraw amsuli n yiγrem aqvayli).

Les anciens Kabyles disaient : "Celui qui voyage voit ; celui qui parle pense ; celui qui étudie demeure ; celui qui écrit prend une gerbe dans sa main" (Win yeddan  yezra ; win imeslayen yehsa ; win yeγran yella ; win yuran yerfed tadla).

Ils disaient aussi : "Qui a une langue se sent en sécurité !" (Win isâan iles, yetwennes !)

Le 03 et 04 décembre 2011 au Festival du livre de jeunesse de Rouen – sur l’aimable invitation de l’Association Culturelle Berbère "TAFSUT-NORMANDIE" à Rouen.

   Programme  du festival cliquer sur  Programme du Festival 2011

Rencontre amazighe auprès de la statue de la liberté au cours du mois de mai 2012 – Avec Yazid AKSAS de Stanford. 

Les Kabyles de New York se réuniront sous la statue des hommes libres (Imaziγen) pour parler de leur histoire et de leur devenir en Afrique du Nord et dans le monde. Quels peuvent être les apports de la diaspora ?

Du 24 au 28 mai 2012  nos frères Imaziγen du Canada, avec Rachid Beguenane, se réuniront sous l’arbre de la sagesse pour parler :

- Des printemps berbères (Tifsutin Imaziγen : si tzegzawt n 80 ar tberkant n 2001).

- Des Archs et des  Institutions laïques traditionnelles de Kabylie (Tamawya – Tasnarexsa – Taddart – Agraw et Lâarac).

- De la littérature orale berbère de Kabylie (Présentation du livre  "Un grain sur le toit – Enigmes et sagesses berbères de Kabylie" -  à paraître chez les éditions L’Harmattan.

Autres évenements :

Au Dépôt légal de la radio et de la télévision à l’Institut national de l’audiovisuel :

  1. Archives de mes émissions diffusées sur radio Tamazight de 1984  1986 (voir mon article "Archives audiovisuelles – Ina" pour plus de détails).
  2. Archive de l’émission « Bouge dans ta tête », dans laquelle je suis intervenu sur  France Culture  le 11.06.2005 lors de la parution de mon livre : "Enigmes et joutes oratoires berbères de Kabylie" – L’Harmattan, 2005.

Réponses

  1. Bonjour Dda Yusef !

    Tout d’abord, comme j’ai entendu que vous avez été hospitalisé, longue vie et bonne santé ! Je regrette de ne plus vous voir sur BRTV ! C’est peut-être votre santé qui ne vous le permet plus ?
    Nous attendons votre nouvel ouvrage comme un nouveau trésor sur notre langue et notre culture… nous en manquons beaucoup. Et chacun de vos ouvrages est une véritable révélation ! Dommage que vous soyez si peu présent ces derniers temps : nous vous avions attendu pour Yennayer et puis rien ! Mon mari et mes enfants avons cherché à vous voir pendant Yennayer à l’hôtel de ville, toujours rien !
    Je viens de découvrir votre nouvel article sur l’Azawad et le mythe de votre mère… Cela me rassure et j’attends encore avec plus d’impatience votre nouvel ouvrage sur les énigmes et les sagesses. Je sais que je ne serai pas déçue ! Que Dieu vous garde (Agellid Ameqqwran, comme vous dites).
    A quand une conférence et où et à quand un passage sur BRTV ??
    Ma mère dit que vous devez être prescrit comme un médicament !!!
    Pour vous faire rire !!
    Malika. Avec tous nos respects et nos souhaits de prompt rétablissement.

    • Azul a weltma !

      Je vous remercie pour vos gentilles paroles et vos bons souhaits. J’espère que vous lirez le prochain livre "Un grain sur le toit – Aâqqa af ssqef – d’ici quelques semaines. Mon hospitalisation a retardé sa parution. Je vous remercie également pour
      vos voeux de prompt rétablissement. Je remercie Dieu et nos ancêtres de me redonner
      la santé pour pouvoir écrire encore. J’ai eu très peur car j’ai eu une paralysie partielle de mon bras droit : Je ne pouvais plus écrire de la main droite !
      Vous imaginez l’angoisse d’un petit écrivain de rien du tout comme moi !! Tanemmirt i Wgellid Ameqqwran, tazmert tettughal-ed cituh cituh…
      Comme vous, j’espère que nous nous verrons lors d’un prochain passage à une conférence (si une Association m’invite) où sur BRTV (si un animateur veut bien m’inviter). A dire franchement, l’on m’avait invité, mais j’étais à l’hôpital… Je peux donc dire
      que les torts sont de mon côté !
      Si une conférence se fait lors de la sortie de mon livre, je serai heureux de vous l’offrir.
      A vous, vos enfants, votre mari et surtout votre maman, tous mes meilleurs voeux pour
      l’an 2012. Urawen-ynu n Useggwas Amaynut yakw d wid n Yennayer 2962 !

      Je vous remercie encore de tout mon coeur pour votre gentillesse qui m’encourage à continuer à me battre pour notre langue et notre culture.
      Comme disaient nos grands-parents :
      Wi’s sâan iles yetwennes ! Qui a une langue se sent en sécurité !

      Youcef Allioui – Avec tout le respect que je vous dois.

  2. Bonjour monsieur Allioui,

    Je pensais que vous alliez écrire quelque chose sur les femmes comme vous savez si bien le faire. J’ai lu vos ouvrages et j’y trouve au détour de chaque page un grand poète, mais vous ne vous dites pas "Poète" ; alors que d’autres qui ne le sont pas pour un sou, s’improvisent "poètes" !
    J’aurai souhaité un mot de vous et j’espérai également vous entendre et vous voir sur BRTV qui ne repasse que vos anciennes interventions qui datent de plus d’un an si mes souvenirs sont bons. Bien que j’ai toujours le plaisir de vous ré-entendre encore et encore. Car sans vouloir dénigrer, quand j’écoute les autres parler en kabyle, je me rends aussitôt compte de votre maîtrise de notre langue.
    Je pense que vous êtes vraiment le meilleur écrivain kabyle. J’attends le prochain que vous nous promettez pour les semaines à venir. J’ai lu tous vos ouvrages et je me rends compte que personne – pas même "votre prophète" à qui vous portez une considération sans bornes : Mouloud Mammeri – n’avait écrit autant que vous en kabyle !
    Voilà, je souhaite que vous continuez à écrire car, permettez-moi de vous dire que vos ouvrages sortent de l’ordinaire et nous rassurent car ce sont les seules – après ceux bilingue de Mammeri – à donner tant d’éclats à notre langue et notre culture aussi bien en qualité de poète qu’en qualité d’écrivain. J’apprécie aussi beaucoup ce que vous dites naturellement sur votre grand-mère, votre mère et toutes les autres femmes de votre tribu (Ouzellaguen ?). je pense que vous êtes d’Ouzellaguen car votre kabyle est unique et d’une grande classe !
    Continuez à nous sortir de l’ombre, nous en avons fort besoin.
    Comme vous dites : Ar tufat, lehna tafat ! Et un grand merci !

    Tawes

    Ps J’ai le privilège d’avoir le même prénom que votre mère que vous adorez tant !

    • Azul a weltma aâzizen !

      Votre message me remplit de joie, je vous en remercie. Que vous dire, j’avais effectivement préparé quelque chose pour la journée de la femme ; après mûre réflexion, je n’ai pas osé le publier. J’estimai que c’est aux
      femmes d’écrire sur elles, car c’est d’abord "Leur journée".
      S’agissant de mes ouvrages, je suis récompensé par vos gentilles remarques. Bien évidemment, la seule langue
      que je maîtrise vraiment, c’est la nôtre : la langue kabyle qui est si riche !
      Vous avez raison de dire que Dda Lmulud est "mon prophète" : si seulement je pouvais un jour atteindre, comme on dit en kabyle "Son doigt de pied" (tifdent-is). Il est bien vrai qu’il reste ma référence, une référence
      absolue et une mémoire à jamais vivante !
      Qant à BRTV, vos remarques rejoignent celles d’autres lecteurs. Je ne peux passer sur BRTV que lorsque je suis invité !
      Le prochain livre paraîtra pour la semaine culturelle berbère qui se déroulera du 02 au 08 avril 2012. Je serais heureux de vous l’offrir si vous venez à Villiers le Bel le samedi 07 avril à partir de 14h.
      Pour vous et toutes le femmes, ce poème que je traduis rapidement du kabyle pour vous l’offrir. J’espère qu’il vous plaira.
      Avec tous mes remerciements.

      La petite fille

      Le ciel refuse de pleurer
      Le vent déploie ses ailes
      Quand les vagues balaient le sable
      Le soleil s’en va au loin
      Une petite fille regarde
      Accroupie sur les genoux
      Elle admire l’écume blanche
      Qui se brise sur les rochers
      Le dauphin ne viendra pas
      Il est en train de chasser
      Elle reviendra demain
      Pour s’allonger sur le sable
      Quand elle verra là-bas
      Elle lui sourira des mains.

      Quand le sable lui brûle les pieds
      Elle sautille en riant
      Une mouette chante faux
      Elle sourit et lui répond
      Elle sent la fraîcheur de l’eau
      Elle aime le bruit du vent
      Ses yeux brillent et pleurent un peu
      Elle les ferme pour écouter
      Elle entend la mer chanter *
      Elle l’entend chanter : « Maman… ».

      Youcef Allioui – Avril 2002.

      Lehna tafat ! Ar tufat ! YA

  3. Bonjour monsieur Allioui,

    Je vous remercie pour votre réponse et surtout pour ce beau poème qui ressemble tout à fait à ce que fait Prévert : On voit la petite fille. Et puis ce mystère à la fin : "Elle l’entend chanter : "Maman…". Si un jour je vous rencontre, je vous demanderai une petite explication à ce sujet…
    J’espère que je pourrai venir à Villiers le Bel le 07 avril pour votre conférence et vos dédicaces. Avec les enfants, on ne fait pas toujours ce qu’on veut…
    En tout cas, je suis très touchée par votre réponse et mon mari vous salue selon son expression "Bien bas !" car nous vous admirons tous les deux.

    Tawes Amzal.

    • Azul a weltma, azul i wemghar-im d warraw-im !

      Je suis heureux de savoir que je suis lu par des gens de qualité que vous êtes. Cela me remplit de joie.
      Je pense que le prochain livre : "Un grain sur le toit- Aâqqa af ssqef – Enigmes et sagesses berbères de Kabylie"
      sortira avant le 02 avril prochain.
      J’aurai le plaisir de vous l’offrir lors de ma dédicace le 07 avril 2012 à Villiers-Le-Bel.

      Tanemmirt-im !
      Tanemmirt-nwen !

      PS : Une émission sur BRTV aura peut-être lieu après l’envoi de l’ouvrage aux animateurs intéressés…

  4. Azul a Dda Yusef !

    Je viens seulement de terminer de lire votre dernier ouvrage "Un grain sur le toit – Aâqqa af ssqef". Que vous dire ? Merci ? Félicitations ? Bravo ? Tanemmirt ? Tajmilt ? Tous ces mots de gratitude et de remerciements sont insuffisants pour saluer votre travail qui est immense. Je sais modeste et spontané : jamais nous n’avons eu un écrivain de votre trempe sinon peut-être Mouloud Mammeri à qui vous vouez une véritable adoration !
    Vos ouvrages sont d’une importance capitale, car ils nous sortent du "nya-nya" auquel beaucoup nous ont habitué. Beaucoup parlent de culture, ils ne savent même pas ce que c’est ; beaucoup s’improvisent poètes, alors que leur poésie est creuse (il faut qu’il vous lise pour qu’ils se rendent compte ce que c’est qu’un poète qui ne dit jamais qu’il l’est ! Alors que vous êtes aussi un grand poète ! J’ai lu tous vos livres et je suis fier car grâce à vous, je peux dire sans avoir peur que je connais maintenant ce qu’est la langue et la culture kabyles veulent dire. Grâce à vous, grâce à ce dernier ouvrage d’une richesse extraordinaire, à "couper le souffle". Dommage seulement que lors de votre dernier passage sur BRTV avec Youcef ZIREM, qu’il ne vous ait pas interrogé sur ce livre et les autres. Il faut qu’il arrête lui aussi de faire dans la parlote et qu’il se mette à essayer de déchiffrer un peu l’importance d’un ouvrage comme celui que vous lui aviez transmis (je suppose car je l’ai vue sur son bureau pendant l’interview). Dommage que nos animateurs de BRTV ne s’intéressent pas davantage à vous ! Je ne les comprends pas… Ils ne se rendent pas compte que le niveau (leur niveau) baisse, voire périclite ! Ils parlent de culture ! Si vraiment ils veulent parler kabyle et kabylité (comme vous dites, ce sont des écrivains et des poètes comme vous qui sont capables de parler un kabyle parfait que nous avons besoin d’entendre. Vous imaginez : nous avons des poètes et des chanteurs qui sont incapables de parler kabyle ! C’est quand même triste à en mourir !
    Alors, je dis à ces messieurs : invitez Dda Youcef Allioui et vous allez apprendre le kabyle dans sa magnificence et sa profonde. Sinon, comme disait Dda Lmulud :"Tout le reste n’est que la (mauvaise) littérature !"

    Je vous resalue et vous remercie de tout mon coeur pour tout ce que vous faites et pardonnez-moi si je me suis emporté contre ces "faux poètes" et ces "faux animateurs".
    Tout mon grand respect pour vous à Dda Youcef et que Dieu vous donne longue vie pour que nous puissions encore vous lire, vous lire, vous lire et vous lire encore, car vos livres nous redonnent vie, joie et espoir et aussi la fierté d’être Kabyle, d’être Amazigh !!

    Bourrache Akli – Marseille.

    • Azul a gma-ynu !

      Tanemmirt af wawal azidan i d-turid yakw d ddher i-yi d-tefkid. Ayen yellan deg’wfus-iw xedmegh-t. Ayen nniden ur zmiregh ak d-inigh kra. D-acu kan, yuâr bac ad yessali yiwen tasgilt di Tilizert nagh deg’mattaf, radyu. Af-ayagi i d-qqaregh, ilaq imsefliden ad ttqadaren ayen yellan ayen ssalayen imeskasiyen Iqvayliyen, i-m kkaten s tezmert nsen d wayen ssnen bac ad refden taqvaylit, tamazight. Tegwra-d deg’iman-iw, ak inigh
      tidett, ma ur yi-d yaâridh ara yiwen, ma ur iskir ara azal, akken yeqqer baba, ad yaâfu Rebbi fell-as : "LEHNA G_WID IGH IHENNAN !" (Paix à ceux qui nous laissent en paix !).

      Di taggara umeslay, ferhegh atas i-mi i-k yahwa wedlis-ynu aneggaru "Un grain sur le toit – Aâqqa af ssqef". Atas i nâattabegh fell-as ! Ssaramegh ad ilin atas win a-wara yaajeb am akken i-k yaâjeb i keccini.

      Ar tikelt-nnide. Ssaramegh errigh-ak-d awal akken i-t tettrajudh.

      Ar tufat, lehna tafat !

      Youcef Ouchivane Allioui

    • M. Bourrache Akli,

      Juste un mot pour vous saluer et vous dire que M. Youcef Zirem, écrivain de renom, militant de longue date, a bien questionné M. Youcef Allioui sur ce livre et sur pratiquement toute son oeuvre! Alors, ne dites pas n’importe quoi ! Portez-vous bien ! Amel de Paris

      • Bonjour Amel !
        Vous faites bien de rappeler (gentiment) à Akli les qualités de mon ami Youcef ZIREM. Akli ignorait sans doute que Youcef est mon ami. Mais, je crois comprendre qu’il aurait souhaité que nous parlions davantage des mes modestes écrits. L’essentiel, me semble-t-il, est que nous puissions échanger dans un respect mutuel. Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons nous comprendre et comprendre les autres.

        Toute mon affection.

        Ar tufat, lehna tafat !
        YA

  5. Cher Monsieur,
    J’ai déjà eu l’honneur de vous rencontrer dans le cadre d’une conférence. À la fin de celle-ci, nous avions discuté sur l’organisation économique et sur la protection de l’environnement qui constituait un des socles de la société kabyle d’antan. Nous avions également parlé de la femme, notamment de sa participation en l’instance de tajmaat, et donc, de son rôle prépondérant dans l’organisation du village.
    L’amour nouveau pour ma culture, mais plus encore, le sacrifice des militants berbères ont motivé mon inscription à l’INALCO, en licence de langue et civilisation berbères. C’est dans ce cadre que j’ai étudié l’origine du mot « AMAZIGH ». D’après une synthèse de Salem Chaker, le mot «  Amazigh » n’existe pas en Kabylie. C’est là que j’ai évoqué le mythe kabyle (IZRI) auquel vous faites référence dans un de vos ouvrages. Il s’agit du Mythe qui porte sur nos origines et qui narre l’histoire de Maziq ou Mazigh qui après avoir été mortellement blessé, aurait porté les cinq confédérations sur ses épaules. Auriez-vous donc l’amabilité de m’indiquer dans quel ouvrage je peux trouver ce mythe ?
    Par ailleurs, je voulais faire une remarque sur l’histoire des Berbères et dire combien cette histoire est exclusivement étayée par des sources exogènes, somme toute plutôt intéressées, et combien la mémoire des anciens est rejetée à tort, car non scientifique, non crédible, non légitime, jugée suspecte et empreinte de parti pris. Or, comme vous, je suis persuadée que dans le patrimoine oral de notre culture se cachent des traces de notre histoire.
    Ainsi, malgré votre niveau de connaissance de la culture kabyle, malgré la transmission que vous ont fait vos ancêtres et malgré vos diplômes qui vous confèrent une scientificité, d’aucuns verront toujours vos travaux revêtus de subjectivité. Vous vexerai-je en vous disant que moi aussi j’ai ressenti par moment ce sentiment de subjectivité, un sentiment mêlé de frustration ? Pour cause, certaines de vos analyses, comme dans le cas de l’agraw n tlawin, n’ont jamais été confirmées par d’autres auteurs ou chercheurs, du moins pas à ma connaissance. Mais que pourrai-je vous dire d’excusable ? Nous sommes frappés de violence et de domination symboliques !
    Je souhaiterais donc l’IZRI qui fait référence à MAZIGH ou MAZIQ. Merci de me dire dans quel livre le trouver.
    Avec mes plus profonds respects,
    Tamexluft

    • Bonjour chère madame, Azul a Tasedna !
      Je vous remercie d’avoir enrobé dans la subjectivité certaines remarques désobligeantes que vous avez dû entendre : c’est chose récurrente chez les Kabyles ! Je suis « un peu psychologue » et dans ce métier, nous considérons la subjectivité comme « une source de sécurité psychique ».
      Quant au mot Maziq/Mazig, il existait une chute d’eau (malheureusement, tarie depuis longtemps) dans les Babors qui porte toujours le nom de « La fontaine des Imazighen » (Tala Imazighen). Non loin de cette chute millénaire qui a marqué de son passage la montagne (je vous enverrai une photo si vous le souhaitez de l’endroit), il y a toujours un village qui s’appelle aussi « Le village des Imazighen » (Taddart Imazighen).
      Quant au mythe de « Mazig/Maziq fils de Tamla » (Maziq mmi-s n Tamla), c’est un récit (sacré) qui avait court dans ma famille. Je l’avais transcrit dans les années 90 pendant que j’étais chercheur au Laboratoire de l’ERMI à L’ENS pour le soumettre à quelques mythologues dont Lévi-Strauss qui m’a fait l’honneur de me recevoir dans le cadre d’un entretien sur la mythologie kabyle.
      Quand mon grand-père et mon père s’étaient mis en tête de m’apprendre certaines choses, j’ai fini par me rendre compte que la vallée de la Soummam avait sauvegardé beaucoup de "textes oraux" (perdus ailleurs) à cause de sa situation géographique d’une part et à cause de l’absence de l’école française d’autre part. Car partout où était installée l’école française, la langue kabyle avait beaucoup souffert de cela. C’est un phénomène reconnu par beaucoup d’observateurs et notamment Michel de Certeau.
      Cet été, j’ai voulu réentendre quelques mots rassurants autour de cette mythologie en allant discuter avec quelques centenaires de mon Arch, et notamment le plus « érudit » d’entre eux que les gens d’Awzellaguen appellent « Grand-père » (Jeddi).
      Vous savez, chère madame, j’ai appris tellement de choses de mes parents et des Anciens (des Anciennes) de ma tribu (Awzellaguen) que vos « objectivistes » me prendraient pour un fou si je venais à les raconter !
      Il est des objectivités malsaines et maladives pour ne pas dire athymhormique ! Quand mon père et mon grand-père me racontaient des mythes, ils me mettaient en garde à ne pas répéter ces récits mythologiques – qu’ils disaient sacrés (idemghiyen) à des étrangers. Je devais, disaient-ils, attendre que j’aie atteint l’âge de 45 ans. Je me rappellerai toujours de cette phrase de mon grand-père après qu’il m’ait raconté un autre mythe sur Tanit « Tanit qui a enfanté 100 enfants sans les avoir jamais frappés » (Tanit yurwen mya ur tewwit), « Quand je dis « étrangers », mon fils, je pense SURTOUT à ces Kabyles qui sont pires que les étrangers ; c’est pour cela que nous disons : "Kra g_win yeghran di lakul, la yettcakat di lmaâqul !"
      Ces doctes kabyles – vivant encore sous l’aire Hanoteau et Letourneux – devraient sortir de « leur coquille » (de leur cuirasse, dirait le psychologue subjectif que je suis) et arrêter de se comporter en « savants compliqués » et se rappeler cette phrase de Lounis At Menguellet : « A chacun sa kabylité » (Yal yiwen taqvaylit-is !)

      Je vous remercie pour l’intérêt que vous me portez. Ar tufat ! Lehna tafat !

      • Cher Monsieur,
        J’ai pris connaissance de votre réponse et bien que je ne désire pas entrer dans une polémique, je tiens à apporter quelques précisions, des précisions qui s’imposent, car je crains qu’implicitement, parmi les Kabyles que vous désignez comme des « doctes kabyles » et « des objectivistes » il y ait notamment la communauté berbérisante.

        Donc, en premier lieu, j’aimerais vous dire que depuis que j’ai commencé ma formation à l’INALCO, jamais aucun professeur ne vous a accusé d’avoir produit un travail subjectif. Quand dans le cas de l’origine du mot « amazigh » j’ai évoqué un de vos ouvrages et l’Izri relatif à Maziq ou Mazigh, on m’a simplement répondu ne pas les connaitre. D’après votre réponse, je crois comprendre que vous avez dû subir quelques attaques, mais cela est tout à fait naturel quand on s’inscrit dans un esprit positiviste : une thèse a besoin d’être décortiquée et d’être mise à mal afin de prouver sa scientificité. Ainsi, pour ce qui est de l’idée que vous avez de la femme, notamment du pouvoir de la femme kabyle d’antan, celle d’avant la colonisation, j’aurais aimé lire d’autres auteurs confirmant vos dires (s’il y en avait, merci de bien vouloir me les indiquer). Pour ma part, je crois votre thèse fondée, car dans ma région (les Aït Frawcen), les femmes participaient aux assemblées du village (tagmaat) jusqu’à une période récente (avant et pendant la guerre d’Algérie) sauf qu’elles n’y étaient pas obligées (au contraire des hommes). Pour ce qui est de l’Agraw n tlawin, je n’en ai jamais entendu parler. Malheureusement, j’étais beaucoup trop jeune pour connaitre l’intérêt de la chose sans quoi les centenaires des années 80 auraient pu me répondre.

        Pour revenir à la "subjectivité", sachez que c’est moi-même qui le dis, car naturellement, il faut que vos assertions relatives au statut de la femme et à l’Izri qui traite de Maziq/Mazigh soient attestées par d’autres chercheurs et auteurs et par les anciens autres que ceux de votre tribu (à moins que votre tribu ait la particularité d’être vraiment la seule à avoir sauvegardé oralement ce qui a disparu ailleurs !

        Cher monsieur Allioui, ne soyez pas vexé et comprenez qu’il est tout à fait logique que certains de vos lecteurs soient curieux de vérifier la véracité de vos dires et que parfois, ils ressentent ce sentiment de subjectivité. En effet, dans vos ouvrages, il est particulièrement question, voire même exclusivement question des gens de la tribu des Awzellaguen, notamment des membres de votre famille proche et étendue. La réalité, c’est que nous n’avons pas beaucoup de chercheurs, notamment de chercheurs qui s’intéressent au statut de la femme kabyle et c’est à la communauté scientifique d’étayer ou d’infirmer vos thèses sans quoi elles n’auraient malencontreusement pas beaucoup de valeur. Aussi, il serait plus pertinent que vous étendiez vos études à d’autres tribus de Kabylie.

        Dans le cadre d’un autre cursus, j’ai suivi quelques cours de sociologie, notamment dans les champs de la famille, du travail et de l’emploi. Dans ces trois champs, nous avons traité du sujet de l’inégalité entre les genres et c’est ainsi que nous avons évoqué plusieurs ouvrages dont celui de Bourdieu, « La domination masculine ». Pour corriger certaines erreurs, j’ai dû prendre le professeur en aparté afin de lui expliquer que Bourdieu avait certes fait ce livre entre autres à partir de l’étude anthropologique des Berbères de Kabylie, notamment du statut de la femme dans la société kabyle, mais qu’en réalité, cette étude était portée sur une société détruite et transformée par la colonisation française et par la guerre d’Algérie, et que Bourdieu a donc étudié le résultat causé par la France coloniale. C’est ainsi que pour contrer certaines réponses impertinentes, j’ai évoqué la présence des femmes kabyles dans les assemblées des villages ; la distribution du pouvoir au sein de la famille et du village ; l’intervention des femmes dans la résolution des conflits (intervention qui constitue l’ultime recours en cas de conflit majeur entre familles ou entre villages) ; le taux de participation des femmes kabyles pendant la guerre d’Algérie (à mon sens, cela constitue un indice significatif), les marges de manœuvre dont disposent les femmes kabyles encore aujourd’hui, etc.
        Eh bien, figurez-vous qu’à chaque fois, on me répond que tant que cela n’est pas attesté par des scientifiques, cela n’a aucune valeur. Quand j’ai tenté de résumer votre ouvrage sur les Archs kabyles, on m’a rétorqué qu’il fallait plus que ça et qu’un sociolinguiste d’origine kabyle ne pourrait pas aussi facilement mettre à mal la thèse de Bourdieu. En effet, on reconnait Bourdieu comme une sommité scientifique et quand un auteur kabyle essaye d’apporter une thèse contraire à la sienne, il est accusé de parti pris !

        Pour revenir au mot « Amazigh/Mazigh » et à l’article de Monsieur Chaker (extrait de l’encyclopédie berbère), les dénominations « amazigh/tamazight/imazighen) sont attestées dans l’ensemble du Maroc, dans le monde touareg et dans quelques petites régions de Tunisie, de Libye et de l’Oranie. Toujours d’après l’article de Salem Chaker, cette dénomination n’existe pas dans la culture traditionnelle de la Kabylie, cependant, j’attire l’attention sur l’ancienneté de l’article visé (1987) et en outre, il me semble que le professeur nous a parlé d’une possible toponymie (mais je ne suis plus certaine s’il le disait au sujet de la Kabylie). Comme dit dans mon précédent message, c’est dans ce contexte que j’ai évoqué l’Izri en question. Par ailleurs, vous ne m’indiquez toujours pas dans lequel de vos ouvrages je peux le trouver !

        En espérant ne pas vous avoir offensé,
        Recevez mes salutations les plus cordiales,
        Ǧiɣ-ak talwit, ǧiɣ-as talwit i tegmatt

        Tamexluft

      • Chère madame,
        Il faut d’abord que vous sachiez que j’éprouve un profond respect et une profonde amitié pour Salem CHAKER (il le sait). Il représente à mes yeux le scientifique et érudit kabyle – amazigh – incontournable pour comprendre le monde et la langue berbères. Rassurez-vous, j’éprouve des sentiments analogues vis-à-vis des autres chercheurs et professeurs de l’INALCO. A mes yeux, L’INALCO supplée l’absence d’une Académie berbère. Je vous fais une confidence : il y a bien longtemps, Salem Chaker m’avait demandé de rejoindre son équipe.
        J’en conviens qu’il faille, comme vous dites : « décortiquer une thèse pour prouver sa scientificité ». Mais que celle-ci soit « objective » ou « subjective », elle n’a de valeurs qu’aux yeux de ceux qui veulent bien l’accepter ! Il y a une trentaine d’années, je soutenais un mémoire d’économie qui traitait du Mode de Production Kabyle que les anciens Kabyles appelaient ABLALAS. Un monsieur (qui se disait pourtant Kabyle) dans la salle me soutenait que ce mot signifiait non pas « Economie » mais «Tenir du diable » !!! J’avais compris depuis que toute thèse pouvait être considérée soit « Scientifique », soit « tenir du diable » !

        Revenons à nos moutons ! Malheureusement, nous n’avons aucun mythologue kabyle ou berbère. Malek OUARI (que je soupçonnais de connaître quelques mythes kabyles) n’avait rien écrit là-dessus. Jean Amrouche y faisait continuellement allusion à travers ses écrits. Mais lui non plus n’a pas laissé d’écrits là-dessus. Par conséquent, les mythologues avec qui j’ai travaillé sont tous des « étrangers ». Je pensais qu’ils étaient les seuls, de par leurs connaissances de la mythologie humaine, à vérifier si les textes que je détenais des miens avaient, comme vous dites, une certaine scientificité ou une scientificité certaine. Mais j’avais appris (encore !) avec eux qu’une thèse ne vaut qu’aux yeux de celui ou de celle qui veut bien l’accepter !
        J’ai eu la chance d’avoir rencontré en eux des scientifiques ouverts, attentifs, modestes et qui connaissaient fort bien "le monde berbère et kabyle" (comme Claude Levi-Strauss), même s’ils n’en ont jamais parlé. Quant à Pierre Bourdieu (que je respectais et admirais beaucoup), je l’avais également rencontré. J’ai été frappé par son écoute et son acceptation de mes remarques quand je mettais en avant mon désaccord quant « au globalisme et à la généralisation » sur laquelle il assoyait sa thèse dans « La domination masculine ». Ceci dit, je ne trouve pas du tout son travail « insultant pour les Kabyles », comme d’aucuns l’ont écrit.
        Vous lui reprochez cette démarche scientifique « généralisatrice ou globalisante », inverse de la mienne qui est, disons, « aboutée », que vous semblez également me reprocher, même si c’est à demi-mot ! Si vous m’aviez attentivement lu, vous auriez constaté que j’ai toujours cherché, si un récit entendu dans ma famille, avait cours ailleurs, dans d’autres archs ou chez d’autres auteurs.

        Rassurez-vous, vous n’êtes pas la seule à être agacée par ma référence absolue : les Awzellaguen ! Cela ne date pas d’aujourd’hui ! Cela a valu aux Awzellaguen d’être complètement détruits (par trois fois !) par les Français : en 1851, en 1871 et de façon beaucoup plus radicale et infernale (en prenant soin de bien raser les 14 villages), en 1958 pour avoir osé organiser en 1956 (et au nez de l’armada française !) le Congrès de la Soummam !
        Grâce à mon arch, j’ai fini par comprendre qu’à chaque fois qu’un envahisseur s’acharnait sur une tribu ou une famille, c’est que cette tribu ou cette famille détenait "quelque trésor" que cet envahisseur voulait à tout prix détruire quand il ne pouvait se l’approprier ! Je vous engage à y faire un petit tour : vous entendrez un kabyle magnifique rocailleux et rugueux qui sonne tellement beau et doux à l’oreille ! (Je vous taquine un peu !)

        Au risque de vous agacer davantage, je suis conscient et assez fier d’avoir une très bonne connaissance de la Kabylie et du kabyle, et ce grâce à mon père qui était sévère, voire autoritaire, dès qu’il s’agissait de notre langue. Il nous reprenait d’un ton ferme : « Mes enfants, donnez de la hauteur aux mots ! » (A tarwa, fkewt lqedd i wawal !)
        Vous comprendrez donc pourquoi le chercheur que je suis ne peut parler que de l’endroit où il a mené ses recherches en privilégiant les personnes qui ont pris soins de lui donner toute la sève kabyle dont elles s’étaient imprégnées depuis des millénaires, depuis la nuit des temps (Seg-wasmi i d-tejna ddunnit, comme disait si bien mon père. A ce titre, je considère mon Arch – qui a échappé à l’école française pendant la colonisation (et donc à l’arabisation), comme un lieu privilégié pour mener mes recherches sur l’ensemble kabyle.
        Comme vous le savez, d’un Arch kabyle à un autre, voire d’un village à un autre, on peut rencontrer « d’autres choses et d’autres personnes », comme on dit si bien en kabyle. C’est d’ailleurs, cette globalisation qui engendre les erreurs que l’on peut lire ici et là dans les ouvrages qui traitent de la Kabylie. Imaginez tout ce que vous pouvez apprendre à travers les 20 villages que comportait mon arch ! Je dis "comportait", car 14 d’entre eux ont été rasés en 1958 !
        Il serait donc non seulement ascientifique voire loufoque de prétendre que je connais tous les Archs kabyles. Je les connais à travers ce que mon père et mon grand-père connaissaient de la Kabylie.

        Si je prends la confédération des Aït Jedjer, je la connais à travers l’une de mes grands-mères qui était originaire de cet Arch et dont elle portait le nom « Tayejjert ». C’était elle qui m’avait appris que les femmes kabyles classaient les villages en trois catégories, selon le degré de liberté qu’elles y trouvaient.
        C’est "ce classement" qui permet de comprendre pourquoi dans certains villages Agraw n tlawin était "plus visible" que dans d’autres où il pouvait l’être moins ou même totalement invisible bien qu’existant ! Vous imaginez, ce que vous auriez pensé, si j’avais prétendu que cet Agraw était d’un fonctionnement "libre et généralisé" ? Il en va donc de même des récits sacrés que sont les mythes kabyles que j’ai entendus de mon père, de façon récurrente, pour ne pas les oublier.
        Enfin, pour revenir au mythe qui vous intéresse tant (Maziq mmmi-s n Tamla), j’espère que vous le lirez dans sa totalité dans un ouvrage qui paraîtra (sans doute au Canada) en 2013.

        Avec mes respects et tous mes remerciements pour vos remarques.

        Ar tufat, lehna tafat !

        Youcef Ouchivane Allioui

  6. Azul a mass Allioui

    Je me rappelle de votre désaccord avec un écrivain kabyle qui prétendait que les At Weghlis sont les esclaves turcs Kouloughlis. Vous aviez démontré le contraire ! Je viens encore vous embêter en vous parlant toujours de mon arch : les At Weghlis. Voici ma question : "Certains prétendent qu’ils sont venus du Djurdjura occidental ou des At Wadda (comme vous dites). Moi j’ai questionné mon père et mon grand-père, ils m’ont dit que c’est faux ! Alors qui croire ? Ceux qui disent qu’ils sont venus d’ailleurs ou mon père et mon grand-père ? Je sais que vous connaissez très bien les At Weghlis puisque nous sommes voisins des Awzellaguen.

    J’espère que vous aurez une réponse à cela car je vois que vous êtes assaillis de questions. Mais je ne pense pas avoir trouvé un écrivain chercheur qui connait la Kabylie mieux que vous. Je vous lance des fleurs ; je sais que vous aviez dit au cours d’une conférence que cela vous agace ! Mais, vous savez aussi qu’en ce qui me concerne, c’est sincère, surtout que je porte le même prénom que vous : Youcef.

    Je vous remercie et vous dit ô combien je vous admire et aime ce que vous écrivez car je retrouve un peu mon père et mon grand-père ainsi que ma mère et mes deux grands-mères. Que Dieu vous donne santé !

    Youcef Medjber – Azru n Chmini – At Weghlis – Bgayet (Kabylie).

    • Azul a Youcef !

      C’est tout simple, j’oserai dire ! Vos parents ont raison et ceux qui se déclarent venir du Djurdjura occidental (des At Wadda) ont également raison ! J’ai essayé d’expliquer cela dans mon livre sur "Les Archs kabyles" auquel je vous renvoie. Il s’agit de ce que l’on appelle en anthropologie "synoecisme involutif". C’était exactement "la destruction lente et progressive" par les généraux français des familles, des villages et des archs kabyles dont ils étaient certains que ces derniers ne se plieraient jamais devant leurs forces militaires. Je prendrai un exemple fort édifiant, celui de l’illustre famille des At Mokrane – héritiers du grand royaume kabyle qui commandait même aux Arabes. Après l’insurrection de 1871, les fameux généraux français mirent en place un plan machiavélique inter-générationnel qui consistait à suivre la famille sur plusieurs générations en éliminant (en douce) tous les hommes de cette famille qui rappelaient de près ou de loin les grands hommes des At Mokrane (El Mokrani). Evidemment, pour que ce plan réussisse, il fallait appauvrir, voire pousser à la misère, les héritiers de cette famille. Il suffit de se rendre compte dans quel état d’indigence se trouve aujourd’hui l’illustre famille royale des At Mokrane des At Abbès.
      Vous allez comprendre pourquoi certains habitants des At Weghlis se disent venir des At Wadda. Ils sont tout simplement originaires d’une autre illustre famille, dont vous me permettrez de taire le nom, puisque ceux qui s’en revendiquent ne s’en rappellent plus ! En revanche, j’ai lu ici et là des personnes qui se vantent descendre de cette famille ! C’est évidemment faux, car les véritables descendants de cette grande famille kabyle – qui n’a pas voulu se plier devant les exactions et les massacres français – sont pour une partie dans l’arch des At Weghlis et pour une autre partie dans celui des Awzellaguen. Les chefs de cette famille pensaient sans doute que leur survie se trouvait dans ce qui était appelé par les généraux français "La Petite Kabylie".
      Alors pourquoi ces hommes et ces femmes ne se rappellent plus de quelle illustre famille (dont je tais le nom) sont-ils les descendants ? Cela tient d’une tactique kabyle qui consistait à changer de nom kabyle pour éviter la politique des généraux français, c’est-à-dire celle du "synoecisme involutif" qui consistait à tuer à petit feu ces familles : ce fut une politique très répandue aux At Oufella ou en "Petite Kabylie", après l’insurrection de 1871.
      Sans connaître ce "synoecisme involutif" beaucoup de familles (dont la mienne) ont connu quelque chose de semblable.
      La Kabylie a connu pendant 130 ans de colonisation des formes multiples de génocides que des historiens – considérés pourtant comme honnêtes ! ignorent ou font semblant d’ignorer souvent par "une sorte d’amitié sordide et intéressée envers le pouvoir algérien".

      Par conséquent, pour permettre un renouvellement générationnel, les chefs de la famille en question avaient "INTERDIT" à leurs descendants de se revendiquer de ce nom. Ce qui, les années passant, avait permis à ces descendants – qui sont éparpillés dans la Vallée de la Soummam – de survivre. Et les vieux et les femmes, qui savaient quel est leur vrai nom, continuaient de le taire.
      Etant donné que l’Algérie est indépendante, pourquoi ces descends de familles illustres kabyles continuaient-ils de taire leur véritable nom (kabyle) ? Parce que leurs ancêtres étaient persuadés qu’une Algérie indépendante pouvait également se retourner contre eux ! Il suffit de constater le mépris et toutes les tracasseries (sans oublier les tueries de 1963 et de 2001) que les Kabyles continuent de subir et surtout les Kabyles dits "Petits Kabyles", comme vous et moi.

      Vous et moi qui, pendant la colonisation et une grande partie de l’indépendance de l’Algérie, dépendions des villes arabisées et arabisantes. Vous aviez dû subir – comme tous les Kabyles du Djurdjura oriental et des At Oufella, Babors compris – ces vexations et ce mépris quand ceux d’entre vous étaient obligés de se rendre à Constantine ou à Sétif pour des raisons administratives. Vous comprendrez alors le pourquoi de ce secret…
      J’espère avoir répondu à votre question qui est, je vous le concède, complexe et me laisse à chaque fois également perplexe et je vous l’avoue, d’une tristesse infinie !

      Lehna tafat, ar tufat !

      Yusef Ucivan Alliwi

  7. Bonjour monsieur Allioui ! Azul a Mass et AU SECOURS !!!

    Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour tout ce que vous écrivez et dites dans vos conférences : vous êtes une mine d’or et un grand amusnaw pour moi et la Kabylie a besoin d’hommes et de savants – je le dis et je persiste, vous êtes pour moi un grand savant ! Et c’est à ce savant que je pose cette grande question que vous appelez "ASAKA" dans "Les chasseurs de lumière", l’un de vous ouvrages, dans le mythe sur le sage qui faisait peur à la mort ! Aujourd’hui, quand j’observe ce qui se passe en Kabylie, j’a parfois peur et je vous avoue que je perds souvent mon sommeil ! Des attaques, du vol, des enlèvements, des incendies, etc. On veut détruire la Kabylie coûte que coûte. Et que font nos partis politiques (RCD et FFS et RND et pourquoi FLN, puisque beaucoup de Kabyles le soutiennent, hélas !), tous ces gens-là cherchent des places pour eux-mêmes et ils s’en foutent que la Kabylie brûlent ; que les vieux et les vieilles se fassent cambrioler et tabasser, que des enfants d’industriels (qui colmatent tant bien que mal l’écroulement de la Kabylie) se fassent enlever ! Vous aviez déjà fait ce constat lors de votre dernier passage sur BRTV. Mais je m’attendais de votre part à quelques solutions. Vous êtes sociologue, j’espérai quelques réponses à propos de tout ce que je viens de dire. Alors, dites-moi, SVP quelles solutions voyez-vous pour qu’on s’en sorte ! Car, il est urgent !
    Idir Haouchène – Tizi n Verver – Bgayet (Tamawya).
    PS. : Jetez un coup d’œil sur « la carte de la Kabylie » sur Wikipédia, dont parle l’un de vos lecteurs, et vous comprendrez pourquoi nous nous inquiétons. Au-delà du fait, comme vous le dites, que les Arabes n’ont jamais inventé « Petite » Kabylie Grande, tout le monde sait que nous devons cela aux généraux français, à cause de la résistance de ce qu’ils allaient appeler « Petite Kabylie » à partir de 1871 où comme ils avaient commencé à écrire que « Les Petits Kabyles ont entraîné les grands Kabyles » dans le soulèvement. « Chouffen-asen aqendur ». Et voilà le résultat ! Pendant que les Arabes avancent, certains Kabyles nous enlisent dans l’ignorance et la médiocrité de l’ethnologie coloniale ! Que faire face à tant de désinvolte et d’aliénation ? Je vous avoue que cela fait peur !

    • Azul a Yidir !

      Vous me flattez trop et je n’aime pas ça ! Mon père vous aurait dit :"Si j’étais un savant, je ne serai pas là !" Je ne pense pas que nous ayons des savants kabyles aujourd’hui. Après la disparition de Mouloud Mammeri, qui méritait vraiment le titre de "savant" (acebdi, en kabyle), je ne vois qu’un seul qui peut se permettre ce titre, il est professeur à l’INALCO (pour ne pas le nommer).
      Le sociologue que je suis vous dira que la réponse est dans notre langue et notre culture. Imaginez un instant que chaque village s’organise – comme l’avait fait l’Arch des Awzellaguen quand il fallait accueillir les organisateurs du Congrès de la Soummam (Agraw n Welma Asemmam, en kabyle). Chaque village des Awzellaguen avait commencé par désigner les jeunes qui devaient prendre la responsabilité d’être "Les Gardiens" du village. Dés lors, tout ce qui se passait dans l’Arch était su et contrôlé par ses jeunes en liaison avec les 2000 maquisards des Awzellaguen. Le Congrès avait pu se passer ainsi dans une sécurité absolu au nez de l’armée française et de ses services secrets. Sans cette organisation, connaissant les services secrets de la France coloniale, quelques traîtres auraient vite fait de porter la nouvelle. Or, l’organisation avait permis de sensibiliser tous les habitants de l’arch qu’il fallait qu’ils conservent ce secret, car il y allait de la vie des organisateurs et des maquisards des Awzellaguen qui assuraient leur sécurité. Ceux qui étaient tenté de faillir au devoir de résistance avaient certainement eu peur devant une telle organisation : ils devaient se dire : "Les jeunes gardiens de la révolution" (car c’est ainsi qu’il faut les nommer, même si aucun historien ne fait mention de ce fait extrêmement important) vont vite le savoir…"
      Aujourd’hui, chaque village doit s’organiser de la même façon, si on veut que la Kabylie se ressaisisse et s’épargne toutes les déviances et les violences qu’elle est en train de subir. Ce n’est qu’en s’appuyant sur les Institutions et l’organisation traditionnelles (et ô combien en avance !) kabyles que la Kabylie sera en mesure de combattre tous les dangers avec succès !
      J’entends quelques ahuris – qui se comportent justement en "grands savants" – critiquer cette organisation dont ils ne connaissent rien sinon ce qu’ils ont lu ici et là chez les généraux et ethnologues français. Ces "grands savants" à la petite semaine ne connaissent ni le Kabyle, ni la Kabylie et encore moins cette organisation qui avait permis une résistance sans faille, contre le colonialisme français, de près de un siècle et demi !
      Aujourd’hui, beaucoup de villages possèdent des "Comités citoyens". Je n’aime pas le nom ! Il existe beaucoup de termes kabyles qui peuvent remplacer ces expressions françaises (encore !). Ces comités peuvent revenir à l’essence de l’organisation ancienne de la cité kabyle et commencer par désigner les jeunes qui peuvent assurer le rôle et la responsabilité de "Gardiens" (Iâassasen). C’est un début indispensable pour colmater la grande déchirure que vous voyez se manifester sur la carte kabyle de Wikipédia.
      Après, il y a la culture kabyle qui peut sauver la Kabylie. Imaginez aussi que l’on rende obligatoire Lounis Aït Menguellat, Slimane Azem, Matoub Lounès ainsi que Ferhat Mhenni dans les écoles, dans les cars, tous les lieux publics, y compris dans les Mairies et les rues. Je vous garantis qu’au bout de deux ans à trois ans, nous aurons résolu un grand nombre de problèmes qui tuent la Kabylie à petit feu !
      "Ecoutez Aït Menguellet, Slimane Azem, Matoub Lounès et Ferhant !" devrait être le slogan, la devise qui doit être inscrite sur tous les frontons des écoles et des Universités Kabyles !
      Je sais, vous allez me prendre non plus pour un savant mais maintenant pour un "fou" : il n’y a de fous que ceux qui savent où le mal se trouvent", disaient les anciens Kabyles.

      Avec toutes mes amitiés. YA

  8. Bonjour monsieur Allioui,
    Avant tout, bonne et heureuse année 2013. Aseggas Amgaz 2963 (je crois !)
    L’hommage rendu à votre père est riche d’enseignement sur notre langue et notre culture. Je ne savais pas que nous étions si riches ! Tellement riches, que le doute se mêle à l’extase ! C’est toujours un bonheur de vous lire, car j’apprends des choses tout à fait étonnantes et magnifiques sur mon peuple et la Kabylie. Je vous remercie pour tant de sagesse.
    J’aime ce que vous faites et votre plume est si rassurante !
    Vous parlez à un moment d’un conte et d’une comptine sur Sheshong 1er… Je suis impatient de découvrir ça. A quand la sortie de votre prochain ouvrage ?
    Bien le bonjour et tous mes respects pour vous.

    Waali Bouchache

    • Azul a Waali !

      Tanemmirt-ik ! Aseggwas Ameggaz 2963, yelhan ara k-d-yawin ayen tessaramed i kecci yakw d wid izenfen fell-ak.
      Adlis "Ouchachnaq et Mira" ssaramegh a d-iffegh deg’wagguren imenza n useggwas 2963.

      Merci pour tes gentils encouragements. Le livre qui parle de Sheshong 1er (Ouchachnaq, en kabyle) sortira, j’espère, dans le premier trimestre de 2013.

      Ar tufat, lehna tafat !

      Yusef Ucivan Alliwi

  9. Bonjour Youcef !

    Je ne sais pas si tu te souviens encore de moi : Marie Dubonnet. Nous étions ensemble à l’école de commerce. J’étais avec toi quand "Le p. noir" avait refusé de te donner ta carte de séjour étudiant ! Et tu as fini au trou quelques temps après au trou ! J’ose en parler, car il y a prescription, surtout que ce type avait outrepassé ses droits ! Tu t’en es quand même sorti, bravo ! C’est dire que c’est vrai quand tu nous disais avec humour (mais on sentait que tu ne plaisantais pas) qu’un Kabyle digne de ce nom et qui se respecte est capable de chevaucher les imbéciles, même s’ils se croient détenir le pouvoir ! Tu faisais aussi le poète. Je me rappelle notamment du poème que tu avais fait en disant au bout de chaque strophe, mon prénom : Marie. J’avoue, je suis totalement intéressée, même si après tant d’années je suis très heureuse de te voir sur Youtube ! Je souhaite que tu m’envoies ce poème que j’ai perdu. Cela montrera à tes lecteurs que tu étais un grand poète !!! (Rires). Salut de Marie "Ton prénom préféré" tu disais. Marie D.

    • Bonjour Marie !

      Je suis également heureux d’avoir de tes nouvelles. "Ce n’est pas gentil de me rappeler ces moments !" Je plaisante. Et oui ! Il ne voulait pas me donner ma carte de séjour car "Je suis Kabyle et surtout de la tribu qui avait organisé le Congrès de la Soummam, car ce sont les Kabyles qui avaient chassé les militaires français de l’Algérie !", m’avait-il dit. Enfin, je ne fais que répéter pour mes lecteurs, ce que toi, tu sais déjà, puisque tu étais présente. J’attendais qu’il fût en vacances pour retourner voir un autre préposé. Le problème, c’est qu’il avait écrit sur mon dossier : "NE PAS TRAITER LE DOSSIER !" Suivi de son nom. Comme j’étais étudiant, je ne pensais pas que le tribunal m’aurait mis au trou !" Quelques années après quand je faisais une enquête dans le cadre d’un doctorat de sociologie, un travailleur Kabyle m’avait dit la chose suivante qui reste toujours d’actualité : "La France, mon fils, c’est "Liberté, égalité, fraternité ET CARTE D’IDENTITE !" Un ouvrier avait mieux compris les choses que le soi-disant universitaire que j’étais !

      Quant au poème, je chercherai dans mes anciens cahiers. Dès que je le trouve, je te l’enverrai.

      A toi et ta famille, toute mon amitié.

      Youcef

  10. Bonjour monsieur Allioui !

    Je souhaite que vous me disiez où vous ferez des conférences prochainement. Je souhaite vous entendre… C’est tellement enrichissement ce que vous dites ! Merci pour vos voeux que j’ai pris également pour moi en qualité de lectrice assidue de votre blog.

    Sonia de la Soummam.

    • Azul a Sonia !

      Je suis heureux de vous savoir fidèle lectrice de mon blog. C’est pour les lectrices et les lecteurs que j’essaie d’écrire des choses nouvelles qui peuvent vous intéresser tous.

      Je fais une autre conférence demain samedi 19 janvier à L’Association Franco-kabyle d’Ivry-sur-Seine au 2, rue Robespierre à Ivry. Il faut aller jusqu’au métro Mairie d’Ivry et prendre les bus 123 ou 132.

      Je serais heureux de vous savoir parmi les personnes qui viendront.

      Urawen n Yennayer 2963 !

      Ar tufat, lehna tafat !

      Yusef

  11. Azul a dda Yusef Ouchivane !

    A chaque fois que vous écrivez quelque chose, cela sort de l’ordinaire et c’est d’une richesse difficilement trouvable ailleurs, sinon introuvable. Je comprends maintenant, après avoir lu, le témoignage sur votre père, d’où vous vient toute sa richesse et cette connaissance dite et pensée en kabyle. Je viens de lire un livre sur la pensée kabyle – d’un auteur que vous aimez car vous le citez – je suis un peu déçu de ne pas retrouver trace de la pensée kabyle telle que vous la véhiculez. J’ai entendu dire que vous préparez un ouvrage sur la pensée ancienne kabyle : vivement que nous puissions le lire ! Je vous souhaite moi aussi tout le bonheur du monde à vous et les vôtres et surtout une très bonne santé pour que vous continuez à nous enrichir, à nous étonner. TAJMILT MONSIEUR ! Et chapeau bas ! comme vous a déjà dit un de vos lecteurs ! Vous êtes irremplaçable !

    Mohand Waâli Maoûche.

    • Azul a Mohand !

      Je vous remercie pour votre message et merci d’apprécier que j’écris. En définitive, un écrit n’a de sens que s’il est lu ! C’est malheureusement, le reproche inverse que nous font les éditeurs français : "Les Kabyles ne lisent pas !" Mon père disait : "Si vous voulez demeurer en ce monde, comme les grands autres peuples, il faut que vous soyez aussi "DES GENS DU LIVRE".

      L’auteur que vous citez est, à mes yeux, l’un des meilleurs, sinon le meilleur auteur kabyle aujourd’hui. Je pense que nous nous complétons lui et moi ; c’est à ce titre que je me permets de vous inviter à une autre relecture de son oeuvre : elle est riche et importante.

      Ar tufat, lehna tafat !

      Yusef

  12. Azul a mass Yusef !
    Merci pour vos voeux et Urawen n Yennayer. J’ai beaucoup aimé le mythe de la cigogne – Izri Ibellirej. Grâce à vous, j’ai appris depuis longtemps comment on dit "mythe" en kabyle. J’ai compris que vous êtes un penseur et un philosophe ancrée dans la pensée kabyle. Le témoignage rendu à votre père m’a permis de comprendre d’où tout cela vient. J’ose dire que je vous admire de tout mon coeur. Je n’arrête pas de vous regarder sur Yutube !
    Merci encore pour tout a Dda Yusef ! Bonne santé et écrivez ! Ecrivez ! Nous avons besoin de vous !

    Larbi At Mohand – Ighil Ali.

    • Azul a Lâarbi !

      Je suis heureux que vous ayez reçu mes voeux de Yennayer. Merci pour les vôtres. J’essaie d’écrire, MAIS LES EDITEURS DISENT : "LES KABYLES NE LISENT PAS !" J’espère qu’ils finiront pas lire, surtout que je m’oblige à écrire d’abord en kabyle avant de traduire en français. Seul le livre pourra sauver ce qui reste de notre culture ; ce n’est pas la traduction de chefs-d’oeuvre étrangers qui le fera, mais les textes originaux véhiculés depuis que le monde est monde par nos pères et nos mères. Ce qui est traduit restera toujours étranger et non pas amazigh. Le sociologue kabyle Hocine EL WERTHILANI, pour ne citer que lui, l’avait compris dès le 17ème siècle !

      Urawen n Yennayer, tikkelt niden, i kecc yakw twacult-ik.

      Ar tufat, lehna tafat !

      Yusef

  13. Bonjour à vous, Je découvre votre site, que je trouve instructif.
    J’aimerai partager une information avec vous, si vous me permettez : le festival : "Raconte-arts" 2013, un événement culturel, à ne pas manquer.

    Bien à vous.
    Fatma K

    • Bonjour Fadma !

      Je vous remercie pour cette information. J’espère que d’autres lecteurs la partageront.

      Avec tout le respect qui m’habite. YA


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