Publié par : youcefallioui | novembre 6, 2014

AKFADOU OU LE MAL DE VOIR

AKFADOU ou le mal de voir – Akeffadu d wadhu…

Comme je me suis engagé, je reviens sur les propos de Mohand Waâli ou Massine (dans le courriel) à propos de mon absence à la manifestation d’Akfadou.

Résumé des faits :
Je suis en vacances en Kabylie. J’étais au jardin. Voilà que quelqu’un m’appelle. Je décroche. C’est l’adjoint au maire d’Ighzer Amokrane. Il me dit que le maire, en personne, souhaitait me voir. C’est assez urgent, ajoute-t-il. J’avoue avoir cru qu’il s’agissait de quelque chose de grave qui touchait mon village, un ami ou ma famille.
Je lui dis que j’étais libre et que je les attendais chez moi. Ils viennent en compagnie de mon ami Hakim Iberraken qui connaît bien la maison. Je les accueille. Je les fais entrer.
Je leur prépare un café et un jus. Une fois bien assis, Rachid, le maire, prend la parole et me dit : « Je suis contacté par l’Association d’Akfadou qui organise une grande manifestation et ils voudraient te voir parmi pour faire une conférence. »
Ma réponse : « Je ne connais pas les responsables de cette Association, mais comme ils passent par toi, je ne puis dire que oui ! » Je le vois soulagé.
Je lui dis : « Je vais réfléchir à quelques thèmes et je te les communiquerai demain. »
Le lendemain, je lui communique trois thèmes : « Les problèmes économiques en Kabylie à l’heure de la mondialisation », « Les Institutions traditionnelles kabyles et le Mode de Production Kabyle (MPK) », thème qui a fait l’objet de mon doctorat d’économie.
Et comme troisième thème, je propose « Le conte kabyle comme élément constructif de la sécurité psychique de l’enfant (kabyle). »
Le lendemain, le maire m’appelle pour me dire : « Les responsables de l’Association d’Akfadou souhaitent que tu fasses une conférence sur ton itinéraire de militant amazigh ».
La veille, j’ai déjà dit à mes trois amis qu’un thème pareil – récurrent chez les Kabyles – m’intéressait peu. Mais, qu’à cela ne tienne, on va aller dans le sens des responsables de cette Association !
Comme je n’ai pas d’ordinateur ni d’imprimante, Arezki – monsieur Bakhouche – me fait l’honneur de m’accueillir dans un bureau de la bibliothèque municipale où je dispose du matériel nécessaire pour écrire et imprimer ma conférence. Cela me prend presque toute la journée. A cause de cela, nous sommes arrivés en retard à l’invitation de notre ami Ouali Zahir.
L’Association d’Akfadou m’indique dit que j’interviendrais à 15h. Ce que je souhaitais également. C’est l’heure à laquelle les gens peuvent se rendre aisément sur les lieux.
Deux jours avant la rencontre, voilà que le maire m’appelle. Sa voix est « en reculade ». Il paraît bien gêné. Patatras ! Les responsables de l’Association veulent que tu interviennes tôt le matin : à 10h ! »
Je lui réponds : « Qui m’écoutera à 10h, puisque les gens seront en train de dormir !?
Je compris – et lui aussi – que l’Association nous (me) fait comprendre « maladroitement » qu’elle ne souhaite plus que j’intervienne ! Sans donner les raisons !
Le lendemain, le maire m’appelle quand même pour me dire ce que je pensais de cette invitation à 10h. Je lui réponds que cela m’a permis de penser que je ferai une grasse matinée ! Il est soulagé ! Je suis calme car il s’attendait à quelque chose d’autre, connaissant mon caractère.
Pourquoi m’ont-ils invité ? Je comprends mieux alors puisque vous parlez de « pressions » qu’on aurait exercées sur les responsables de l’Association pour que je n’y assiste pas. Je pensais pourtant avoir à faire à des gens d’Akfadou, avec tout ce que ce nom représente pour moi et les miens. Mais, je me suis trompé et ce n’est pas la première fois que je me trompe sur certains Kabyles.
Nous nous sommes arrêtés là.
Mais, l’Association – je veux dire ses responsables – n’ont pas eu l’honnêteté de signaler que je ne participe plus à leur manifestation. Ils ont maintenu mon nom parmi ceux des participants. Et moi, par délicatesse, je n’osais dire aux gens qui voyaient ainsi mon nom, que je n’étais pas intervenu ! Faire preuve de délicatesse avec des gens sans savoir-vivre est une erreur, que malheureusement il m’arrive souvent de faire !
Qu’ont pensé certains invités et intervenants ? Que j’ai peur de les rencontrer ! J’ai donc peur de la confrontation (selon vous) et je ne vois pas avec qui me confronter ! Et quand bien même, s’il y avait confrontation, les gens qui me connaissent savent plutôt que j’aime cela ! Et que ayant le respect de chacun, je n’ai jamais peur de personne ! C’est de famille ! Dans ma famille, seules la gentillesse, le respect et la modestie nous impressionnent ! Vous pouvez le dire à ceux qui me déjugent avant de me connaître.
Peur de la confrontation ? Avec qui ? Je pense – dusse ma modestie en souffrir – que personne ne peut me faire peur tant du point de vue linguistique que scientifique ! Bien au contraire, rompu à la joute oratoire depuis mon enfance, j’aurais été heureux d’avoir quelqu’un qui veuille « se frotter » à moi et notamment dans notre belle langue, puisque vous dites que c’est à cause de cela que vous regrettiez que je ne sois pas parmi vous !
Je pense donc que les responsables de votre Association manquent non seulement de courage, mais également d’élégance et j’oserai dire d’honnêteté. Pour moi, ce sont des gens malhonnêtes et sans paroles ! Pire encore, en faisant croire que j’ai refusé d’intervenir, ils me font passer pour quelqu’un qui ne ressemble en rien à ma personne. ! Qu’ils descendent un peu vers Awzellaguen et qu’ils questionnent les gens sur ma famille, mon père, mes frères et ils sauront de quel bois kabyle nous sommes faits ! Autrefois, nous allions le chercher dans Zen – forêt d’Akfadou – ce nom prestigieux auquel les responsables de « votre Association » ne font aucunement honneur !
Quant à l’animateur que vous citez – et dont je tairai le nom par délicatesse – s’il me connaissait un tant soit peu, il n’aurait jamais cru que je me suis « défilé ». Akken qqaren s teqvaylit : « Ammer yi-ssin ad yissin ! « D-acu ur yessin ara… D-ayen is fkan, macci di lgherdh-is, ur yuksan ara ! Axxi kan ad yizmir i yman-is ! Comme il est limité, il pense que je lui ressemble. Comme vous dites le connaître, vous pouvez également l’inviter de ma part à une confrontation avec moi. Et s’il dispose de quelqu’un de mieux placé que lui, j’oserai dire : « Je leur laisse le choix des armes ! » S’agissant de lui personnellement, il ne connaît rien de la science pour qu’il puisse en parler. Vous dites, à ses propos, qu’il se veut garant et prend la défense de gens que j’aurai offensés !
D’abord, de ma vie, je n’ai offensé personne !
Ceux qui me connaissent savent ô combien j’aime les gens et ô combien je les respecte ! Jamais je n’ai offensé quelqu’un de ma vie, s’il ne le mérite pas : s’il ne m’a pas manqué de respect ! J’ai un amour et un respect tellement profond pour ma langue, ma culture et mon peuple, c’est-à-dire tous les Algériens ! D’où mon absence de peur des imbéciles et des ahuris, fussent-ils des animateurs qui se croient (si je vous ai bien compris) en droit de « protéger ceux que j’aurai offensés ». Mais, en revenant à notre chère langue kabyle : « Un chat ne peut donner l’asile ou protéger un lion ! » (Amcic ur ittak laânaya i yizem !) Donc, cet animateur est mal placé à tout point de vue. Son rôle est d’animer et non pas de se mêler de ce qui ne le regarde ni de près ni de loin ! Akken neqqar s teqvaylit : « Teghli teslent g’Illulen thuz yiwen d-Amlikec !

Maintenant, s’il m’est arrivé de dire quelque chose d’inconvenant qui aurait touché quelqu’un, je dispose d’assez de sagesse et de force de caractère pour présenter mes excuses les plus sincères à cette ou ces personne(s). Je parle de personne qui n’ont pas dit ou écrit de contrevérité sur la Kabylie et les Kabyles. Pour les autres, je maintiens ce que j’ai dit à propos, notamment, de l’ethnologie coloniale. L’Algérie est indépendante depuis plus d’un demi-siècle, il faut que ces gens le sachent une fois pour toutes. Que la Kabylie qui a payé chèrement sa participation à cette indépendance n’a pas besoin d’eux !
Je ne pense pas avoir un jour manqué de respect à quelqu’un. Car dans ma famille le respect est la pierre angulaire sur laquelle nos parents nous ont éduqués, filles et garçons. A ce titre, nous n’avons peur de personne et à plus forte raison quand il s’agit de se confronter à quelqu’un dans notre chère et douce langue que mes parents et notamment la sommité qu’était Mohand Améziane Ouchivane, mon père, avaient fait en sorte que nous en possédions une parfaite maîtrise dont les exemples sont fort rares à travers la Kabylie et le monde !
Des gens m’arrêtent souvent dans la rue pour me féliciter de mon travail et de mes interventions sur BRTV ou Youtube… ou en public aussi bien en France qu’à l’étranger. Je pense souvent à ceux et celles qui me congratulent avec gentillesse et respect… Je pense qu’ils savent ô combien je les respecte et ô combien mon amour pour eux et pour ce trésor qui nous réussit et qui est notre langue maternelle est sincère et puissant. A tous ceux-là et tous les autres, s’il m’est arrivé de dire quelque chose qui ne leur convienne pas (à mon insu : je ne suis pas infaillible, il m’arrive de me tromper comme tous les hommes), je les prie humblement de me pardonner.
J’ajouterai que je suis père de famille et que j’élève mes enfants dans la dignité et la probité ; dans la droiture que mes parents et mes ancêtres nous ont léguées. Si tout cela ne suffit pas à ceux qui m’en veulent injustement – ou par maladresse – alors je puis dire qu’ils n’ont rien compris à la personne que je suis.
Voilà, mon cher Mohand Ouali At Moussa (si c’est votre véritable nom) tout ce que je peux vous dire à propos de ma non-venue à la manifestation d’Akfadou.
Je n’ai rien voulu écrire avant que vous ne m’ayez incité à le faire par respect pour mes amis… dont le maire et son adjoint qui croyaient faire œuvre utile en répondant avec toute la limpidité et la transparence ainsi que le respect qui les habitent en me transmettant l’invitation de l’Association d’Akfadou, laquelle Association (je veux dire ses responsables) avait manqué beaucoup de considération à leurs égards. Des responsables malhonnêtes, peut-être pas ! Mais maladroits et inconsidérés, oui ! Manquant de courage ? Doublement oui !
Au-delà de ma personne, c’est toute-là ma déception et elle est profonde ! Mais comme disaient les Anciens : « C’est le manque de kabyle qui tue la kabylité » (D lqella n teqvaylit i’gneqqen taqvaylit !)
PS : Dusse (encore une autre fois ma modestie en souffrir), puisque votre frère me connaît, il vous dira aussi ceci : « Quand j’arrivais dans le couloir de l’Institut, à ma vue les étudiants se taisaient par respect… parce que j’étais non seulement un bon enseignant, mais un enseignant respectueux.»

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Responses

  1. Je vous crois et je vous soutiens davantage pour votre lucidité et modestie !
    Bon courage cher frère et n’est pas homme qui veut en ces temps de bradage de sa dignité pour plaire … A BIENTÔT ! ASSIF GUILOULEN .

    • Azul a gma !
      Tanemmirt af uddeher i-yi d-tefkid ! Di tnexsas (malheureusement), Vous connaissez certains Kabyles, ils ne se plaisent que dans le mensonge et la calomnie ! C’est leur façon de s’y prendre pour isoler quelqu’un et chercher à l’exiler des siens ! Merci pour votre soutien fraternel et amical. Lehna tafat, ar tufat – Tanemmirt-ik i tikkelt nnidhen ! YA

  2. Dr, Azul.
    J’ai suivi via le net vos conférences données au Canada dans le cadre des événements organisés par L’ACAOH et je ne peux que saluer votre engagement pour notre Kabylie. Je ne sais pas ce qui s’est passé à Iɣẓar Amoqran une région que j’aime beaucoup (je suis et je je vis à tizi ouzou), mais j’espère que ce n’est qu’un malentendu. Nous avons besoin des gens comme vous. Vous savez, la région (la Kabylie) est vidée de ses compétences et cela se voit dans les actes au quotidien donc ne prêtez pas trop attention à certains comportements. Espérons un jour nous aurons l’occasion de vous inviter à donner une conférence chez nous à Tizi ouzou sur un thème de votre choix. Vous serez accueilli à bras ouverts. Nous avons besoin de vous.
    Salutations

    • Azul a gma-ynu !
      Tamezwarut tanemmirt af awalen izidanen i-yi-d yebbwden s-ɣur-ek !
      Ssaramegh yiggwass nagh yibbwass a-nger aâqqa di tessirt dinna di Tizi Wezzu ! Vous avez raison, il ne faut jamais rester sur un malentendu… Il y a tellement d’hommes (comme vous) plus intéressants et de choses qui nous taraudent et nous demandent plus de sérieux et de retenue. J’espère aussi venir un jour à Tizi pour une conférence, c’est un rêve que je me souhaite depuis longtemps. Je viens tous les ans visiter Tizi car je le ressens comme un besoin viscéral… Cela me rappelle ma jeunesse et mes amis et puis quelque chose me dit que beaucoup de travail se fait à l’Université de Tizi… cela me rassure et me fait du bien, malgré tout ce que l’on peut raconter. Mon grand-père disait : « Ce que nous possédons dans la plaine doit nous tenir éveillés, car il descend de la montagne… comme l’eau qui nous vient du Djurdjura » (Ayen nesâa irs-ed deg’Welma ilaq aɣ d-yessakway, i-mi ittsubbu-d seg’wedrar… am aman iɣ-d ittasen si Jerjer). Je réponds souvent à des questions qui viennent (ou viendraient) des étudiants de Tizi Ouzou. Je le fais avec bonheur et un grand plaisir. Je vous remercie pour votre encouragement qui me va droit au coeur… C’est important pour moi, car je sens que c’est comme cela que les Kabyles peuvent avancer, même si c’est à petits pas… Akken qqaren Imezwura : « Deg tisuraf i nettaf ! » (C’est dans les petits pas que nous pouvons trouver ce que nous cherchons). Merci encore pour vos encouragements. Ar tufat, lehna tafat fell-ak d wid yakw aâzizen fell-ak !

  3. Azul

    Je vous avoue que je vous découvre au hasard de mes pérégrinations lors de mes recherches de contes et autres énigmes ayant bercé mon enfance autour du feu n waxxam amokran.
    Je suis arrivée en France avec le fameux regroupement familial, l’hiver 78. J’avais 7 ans et accompagnée de ma mère. Mon frère est resté au pays et je le revoyais chaque été. Avant mon exil, ma vie d’enfant était un conte où l’imaginaire d’un monde fantastique était omniprésent, où les gens ne mourrais pas, où les hommes faisaient parler les animaux, les plantes… La Terre était omniprésente dans notre quotidien d’enfants. La terre bénéficiait d’une attention toute particulière chez nous autres les kabyles. D’ailleurs c’est elle, cette terre nourricière et suffisante qui soudait les hommes. C’était d’ une nécessité vitale que de s’entraider pour le travail agricole, d’où sans doute l’invention d’un langage (conte, formules, dictons…)d’un autre genre pour bien vivre ensemble en se comprenant par l’émotionnel.
    Je chéri ce goût pour la formule juste dans les deux langues et je le confesse, je souffre toujours de ne pouvoir exprimer, avec des mots ce qui m’anime, comme beaucoup d’humains en réalité.

    Puis, le souvenir de l’arrivé de l’électricité dans nos maisons, puis, le ciments et les parpaings, puis l’envi, le besoin de toujours plus grand, toujours plus, la répression, l’horreur, le repli, l’aliénation, la claustration des femmes, l’ennui des enfants, l’abandon de la terre et nos maisons si chaleureuses contre l’attirance pour les emballages chamarrés et, inévitablement la sécheresse de la raison et la perte des valeurs, perte de sens…

    Je ne citerai pas l’arrivé des enseignants arabophones dans les écoles, le matraquage (au sens propre du terme aussi) avec la récitation quotidienne du Coran (auquel on ne comprenait rien), les humiliations d’enfants pauvres (on rasait, devant toute l’école la tête des pouilleux et pouilleuses.
    Très sensible aux émotions des autres, je ressentais déjà la haine de cet enseignant égyptien qui tenait à nous « civiliser ». Pour ma part, forte tête de la famille, j’esquivais les coups de règle sur les doigts et sautais de table en table pour échapper à la colère de cet homme impitoyable.
    Notre bonheur d’enfant après l’école c’est les we où nous reprenions nos corvées d’enfants avec bonheur : partir pieds nus aux pâturages avec le troupeaux ou encore emmener les bêtes à la fontaine pour les faire boire, en chipant au passage à la cime des arbres quelques fruits oubliés, aller chercher de l’eau à la source ou du petit bois mort pour cuire aghroum du matin . Notre travail s’effectuaient le plus souvent en extérieur agrémenté de nos jeux de construction avec les rares trésors que nous trouvions : capsules de bouteilles, boite de tabac à chiquer, fil de fer, et plus rarement des bouteilles de plastique trop précieuses pour être jetées. Notre succès d’enfant c’est d’être stationné près des véhicules sanitaires lors des grandes campagnes de vaccination. C’est là, laissées sur place, que nous trouvions les seringues que nous nous arrachions, nous nous les échangions contre d’autre trésors, une promesse, un service, un tour de corvée.
    Il y a tellement à dire pour dénoncer ces souvenirs révoltants d’injustice et d’inhumanité. Tellement à dire, sur l’insouciance de l’enfance préservée. Les enfants étaient respecté dans leur intégrité morale comme des adultes car on était conscient qu’il s’agissait là d’ un réceptacle pour la transmission de valeurs ancestrales sans aucune distinction de genre. La mortalité enfantine un fléau qui frappait beaucoup de famille d’alors. Ma mère a porté 19 grossesses avec 3 survivants. Alors coûte que coûte ne apprenions le sens de la vie, de la joie partagée, tout du moins depuis nos yeux d’enfants et sans doute aussi depuis la nostalgie d’un bien vivre passé et révolu !
    Tout au long du déroulement de ma vie, j’ai eu soif d’apprendre, motivée par un seul but : exporter et rendre utile mon savoir toujours en lien avec la Terre, ses richesses et la pédagogie non violente. Ce, dans un seul but : transmettre dans mon pays, mon village.
    Alors j’y ai travaillé trois années, j’ai tenté d’ éveiller à l’agro-écologie, à l’éducation, la sensibilisation à la nutrition, l’éducation et le développement/équilibre des enfants dans le respect de son être et en adéquation avec son milieu culturel. Tout cela à été abordé par le biais de mon approche auprès femmes.
    Vous en parlez merveilleusement dans votre hommage à la femme Kabyle.
    J’ai constaté combien elles ont soif d’exister par leur travail, par le besoin d’utilité, d’échange, de parole, de créativité et personne, personne n’était en mesure de m’aider à convaincre à expliquer à éveiller l’importance que revêt la participation active de la femme dans la société kabyle.
    Mon handicap pour mener jusqu’au bout mon travail d’accompagnement, (puisque je parle couramment la langue malgré un manque de vocabulaire que je qualifierai de « fin »bien qu’il m’a été fait don de mémoire pour les mots depuis le berceau ) s’est manifester lorsqu’épuisée par le constat du travail à abattre mais surtout par le scepticisme des hommes devant ma détermination. Pourtant un lieu de repli dans la solitude quelquefois m’aurait aidé à surmonter ces montagnes.
    Puis de retour chez moi en France, je me suis repliée sur moi même cherchant une solutions plus adaptée, plus intelligente pour agir puisqu’il semblerai que le désir ardent d’oeuvrer pour les générations futures se fait toujours plus intense en moi.
    A présent je cherche un lieu de préférence dans mon village natal pour y installer modestement un petit projet agricole, écologique, ancestrale et culturel allant dans le sens de mon intuition et conviction profonde. Tout cela à l’échelle d’un cadre familiale, humain et OUVERT.
    Toutefois, je constate chaque jour combien l’analyse de l’intervenant (plus haut) est juste à propos de la manière dont certains calomnient et tordent votre intégrité juste pour le plaisir de l’isoler et de chercher à l’exiler. J’ai été et suis encore victime de ce procédé.
    Mais rassurez-vous, je ne n’avorterai pas ce qui m’anime, ce qui m’appel. De tout mon coeur j’espère que Dieu vous garde vie, et qui sait un de ces jours, ce serai un immense honneur pour moi pour nous tous de vous inviter à être entendu par ceux qui ont encore en Kabylie, de la Vie dans le coeur. Ainsi vous direz avec des mots plein de sagesse et de sens profond ce que moi/nous ne pouvons exprimer.
    Pour l’heure, vos écrits m’inspirent, me remontent le moral, me font remonter à la surface de doux souvenirs qui élèvent l’être dans ce qu’il y de meilleur pour mon âme de Kabyle et de citoyenne du Monde et m’en vais continuer ma quête de servir dans cette incarnation qui, je l’espère, ne sera pas vaine. Pour l’heure, je vous lis, vous écoute et espère vous voir, vous écouter un de ces jours dans le Sud Ouest.

    Je vous salut à Dda Youcef et salut tout ceux qui vibrent à la lecture de vos mots et pardonnez-moi si mon intervention spontanée vous semble à vous ou à d’autres intrusif après le sujet que traité plus haut.

    Milli


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