Publié par : youcefallioui | juin 6, 2015

LA LANGUE ET LA MEMOIRE – TAMESLAYT D WASAL…

Voici mon dernier livre qui va paraître dans quelques semaines. J’espère qu’il plaira à ceux qui ont l’habitude de lire… j’oserai dire : de me lire. Je parle évidemment des Kabyles nobles et non pas de ceux qui se comportent comme des porcs et qui ne peuvent rien faire contre moi… Bien au contraire, cela me donne des étincelles et des ailes !

couverture

Nekkwni seg’wid yesserwaten maççi seg’wid yettcakaten !

Pour Saïd Medjber, Joseph Gabel et Fernand Bentolila,
avec toute ma gratitude.

Va avec les sages, tu glaneras de leur sagesse.
Ddu d-imusnawen a d-gemmrev di tmusni-nsen.
Atas i’geqqaren : “Nessen !”  
Ma d nutni qqaren kan : “Wissen !“

Nombreux sont ceux qui disent : Nous savons !
Quant à eux, ils disent seulement : « Peut-être ! »

Pour les enfants amazighs.

Mon père, Mohand Améziane Ouchivane (1898-1971) : « Le pays, ce sont les enfants. Si les enfants jouent et  rêvent, ce pays a trouvé la porte du bonheur et de la paix. Mais si les enfants sont tristes et sans rêve, ce pays-là, fuis-le ! » (Tamurt d-arrac. Ma yella puraren yerna pargun, tamurt-nni, taggurt l_lehcaca d lehna tufa-yas. Ma yella êeznen yerna éeqmen, tamurt-nni xas erwel fell-as !)

« Jouer ! Jouer ! Viendra le temps où vous ne pourrez plus jouer ! Viendra le temps où la langue et la mémoire seront malmenées par le vent furieux. Le vent mauvais, venu d’ailleurs, qui les privera de la terre et de leurs racines ! Regardez le ciel ! Ecoutez les oiseaux et les champs de blé ! Voyez le papillon qui admire la rosée ! Regardez la fourmi qui s’engouffre dans la fourmilière ! Si vous buvez à une source,  laissez-là propre pour que les oiseaux s’y désaltèrent ! » (Urarew-t ! Urarew-t ! A d-yass wakkud anda’ra tfak turart fell-awen ! A d-yass wakkud anda tameslayt d wasal a-ten iceggeb wadu : adu aburaysu asen ikkes akal yakw d-izuran ! Tillewt igenni ! Hessewt i yifrax d-igran n tmusni ! Walit afertetu yegren allen di nnda ! Muqlet tawettuft ikecmen di tbulga ! Mi teswam di lƐinser, tejjem-t d-azedgan bac ad swen yefrax !)

Je pense que mon père aurait aimé cela :

En ce jour béni, je pardonne à tous ceux que j’ai traités de porcs ! Je leur demande aussi de bien vouloir m’excuser !


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