Publié par : youcefallioui | mai 4, 2020

Idir n’est pas mort…

IDIR N’EST PAS MORT…

Idir n’est pas mort

J’entends toujours sa voix

Pas de peines ni de remords

Même si je pleure quelques fois

C’est cette satanée pluie

Qui s’introduit dans mes yeux

Idir n’est pas mort

Je n’ai pas pu lui dire adieu.

 

Idir est encore là

Comme le jour qui se lève

J’entends encore sa voix

Qui se bat sans trêve

Qui nous dit : je suis là !

Comme la terre à sa sève

Comme au Bon Dieu l’au-delà

Ce que je chante ne s’achève !

 

J’entends encore ta voix

Comme on entend la pluie

Je te parle et je te vois

Ô toi, mon très cher ami !

Je me souviens de la première fois

Où j’ai craché sur de gros ennuis

C’étaient toi avec Zehra

C’était un conte qui éclairait la nuit.

 

J’entends encore ta voix

Comme celle de mon père

Ces mythes kabyles que l’on disait autrefois

Les rêves amazighs ou berbères

J’étais à Alger, une ville sans joie

Où certains nous disaient de nous taire

Et puis vinrent ta musique et ta voix

Les chants anciens qui redonnaient la foi.

 

Je te vois contempler le pays des ancêtres

Du haut du Djurdjura et des monts des Babors

Le visage de Jugurtha que tu voyais paraître

Te remplissait de joie et tu chantais plus fort

Donner de la voix pour ne pas disparaître

Tu ne voulais pas oublier les trésors

Cette langue précieuse qui nous vient de nos mères

Qui nous a toujours aidés à battre le mauvais sort !

 

Ta voix, je l’entendrai comme toujours

Quand tu chantes l’amour des tiens

Tu as porté notre exil et notre retour

A cette terre d’où chacun de nous vient

Qu’importe notre sort qui est parfois sourd

Qu’importe puisque tu te souviens

Tu as chanté la nuit pour que vienne le jour

Quand de ses bras, Jugurtha te soutient.

 

Tu es mon fils ! Te dit-il

Et tu jubilais de joie !

Que deviendrait notre terre si fertile ?

Si toi, mon fils, tu n’es plus jamais toi

Tu ne serais qu’un être faible et servile

Celui dont on a changé la foi

Regarde au loin et sois tranquille

Jugurtha sera toujours là pour toi !

 

Idir n’est pas mort…

J’entends toujours sa voix !

 

Youcef Allioui, 03 mai 2020

 

 

 

 

 


Responses

  1. Viens de lire ce poeme poignant sur la separation avec les etres que nous aimons , avec les vrais amis .
    IDIR est parti discretement et personne ne s y attendait , il est encore present partout mslgre l Abscence eternelle .
    Sa place est trop grande dans les coeurs : il
    laisse trop d orphelins inconsolables et on ne veut pas encore y croire , ni accepter ce départ qui laisse un vide qui fait mal et qui deroute.
    Il faut laisser le temps au Temps pour panser cette blessure partagee par tous ses amis , sa famille et ses inombrables fans dans le monde entier .
    Il est des personnes comme lui – Allah yerahmou – qui nous impactent tellement qu il est difficile de dire adieu à l Ami aussi vite .

    Je vous comprends Youcef.


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